Comportements alimentaires, sevrage de substances psycho-actives et risque de rechute (2009-2011)
Prof. Maaike Kruseman, fil. Nutrition et Diététique, Haute école de santé, Genève
Partenaires: Prof. J.M Gaspoz, Dresse B. Broeers, Service de médecine de premier recours, HUG et Dr. Y. Kazaal, Service d’addictologie, HUG : Dr P. Gache, Service de médecine de premier recours, HUG
Financement : FNS/DORE
Contact : Maaike.Kruseman@hesge.ch
Maintien à domicile de personnes en phase palliative symptomatique : points de vue croisés des acteurs mobilisés (2007-2010)
Chef de projet : Prof. Murielle Pott, Institut Santé-Social, HES Valais
Co-requérante : Prof. Laurence Seferdjeli, Haute école de santé, Genève
Partenaires : Hôpital régional de Sion
Financement : FNS/DORE
Contact : Murielle.Pott@hesav.ch
Evaluation des apports énergétiques en micronutriments, en nutriments antioxydants au cours du support nutritionnel chez l’enfant sévèrement malade sous assistance respiratoire (2006-2009)
Jocelyne Depeyre, Haute école de santé - Genève
Partenaires : Dr. Jacques Cotting, soins intensifs de pédiatrie ; Marie-Odile Ranson, nutrition clinique, CHUV, Lausanne.
Financement : Fonds DORE/FNS 13DPD3-114074 et partenaires
L’expertise médicale de l’invalidité psychique dans le domaine de l’A.I. : enjeux institutionnels et tensions professionnelles (2006-2009)
Danièle Lanza, Anne Dupanloup, Cristina Ferreira, Haute école de santé - Genève
Financement : Fonds stratégique HES-SO. Projet interne
Etude exploratoire qualitative sur les représentations de la contraception des professionnels de la santé : l’exemple des sages-femmes, des infirmières, des médecins gynécologues et des conseillères en Planning Familial (CIFERN, HUG) (2002-2003)
Eliane Perrin, Haute école de santé - Genève et Psychiatrie de Liaison, HUG
Francesco Bianchi-Demicheli. Dr, Département de Gynécologie et d'Obstétrique et Psychiatrie de Liaison, HUG
Anne Dupanloup, sociologue, Haute école de santé - Genève
Marianne Berthoud, chargée de recherche, Haute école de santé - Genève
Anne Gendre, enseignante sage-femme, Haute école de santé - Genève
Patricia Dumont,sociologue, Psychiatrie de Liaison, HUG
Regina Kulier, Dr, Département de Gynécologie et d'Obstétrique, HUG
Jocelyne Bonnet, infirmière sage-femme, spécialiste clinique en obstétrique, Direction des Soins infirmiers, HUG
Lorenza Bettoli, sage-femme et conseillère en planning, Planning Familial, HUG
Béatrice Cordonier, psychologue
Didier Chardonnens, Dr. med., PD, Département de Gynécologie et d'Obstétrique, HUG
Fabio Lorenzi-Cioldi, Prof. Dr en sociologie. Faculté de Psychologie et des Sciences de l'Education, Université de Genève.
Collaborations : HEdS Le Bon Secours, Direction des Soins infirmiers (HUG), Département de Gynécologie et d’Obstétrique (HUG), Planning Familial (CIFERN, HUG).
Recherche DORE-CTI-5793..FHS 01010.2)
Rapport final : juin 2003
Cette étude exploratoire qualitative porte sur 65 professionnels de la santé travaillant à la Maternité des Hôpitaux Universitaires de Genève: 20 médecins, 20 infirmières, 20 sages-femmes et 5 conseillères en planning familial. Ils ont accepté de répondre à une interview en profondeur d'une heure environ, anonyme et confidentielle, portant sur leurs représentations de la contraception en général, des différentes méthodes contraceptives et des utilisateurs. Ces interviews ont été dactylographiées, codées et analysées à l'aide d'un logiciel d'analyse de contenu. L'étude s'est déroulée de février 2002 à juin 2003.
Il s’agit d’une étude exploratoire qualitative. La méthode utilisée a été celle de l'interview en profondeur. Un guide d'entretien a été mis au point. La question de départ était : "J'aimerais que vous me parliez de ce que vous pensez de la contraception en général et des différentes méthodes contraceptives ?" Les réponses à cette question constituent ce que nous avons appelé la partie "spontanée" de l’interview nous donnant accès aux représentations des interviewés. Lorsque les personnes interviewées ne voyaient plus ce qu'elles pourraient encore nous dire, commençait la deuxième partie, que nous avons appelée partie "induite" de l'interview. Nous leur présentions une liste des principales méthodes contraceptives et nous leur demandions de nous parler de celles qu'ils n'avaient pas mentionnées. Enfin, s'ils n'en avaient pas parlé spontanément, nous leur demandions : "Pour vous-mêmes et pour vos proches, quelles sont les méthodes que vous considérez comme les meilleures ? Pour quelles raisons ?"
Question de départ/hypothèses
L’hypothèse centrale était que les professionnels de la santé amenés à conseiller les utilisateurs en matière de contraception ont des représentations mobilisant et leur savoir scientifique et leur savoir de sens commun, mises en œuvre quotidiennement dans leur pratique professionnelle. Ces représentations portent sur la contraception en tant que telle ; les différentes méthodes contraceptives, leurs avantages et leurs inconvénients et les utilisateurs. Elles sont différentes selon les types de formation de ces professionnels, selon qu'ils sont médecins, infirmières, sages-femmes ou conseillères en planning familial.
Principaux résultats
Les principaux résultats montrent que la grande majorité des professionnels sont favorables à la contraception mais pour des raisons très différentes : tantôt celle-ci représente une libération des femmes, tantôt un moindre mal par rapport à des grossesses ou des enfants non désirés ou à l'avortement, tantôt une protection contre le Sida et les MST. En quarante ans, d'un droit acquis dans la lutte, la contraception est devenue un devoir social. Elle engendre aussi quantité de problèmes et de questions. Les différentes méthodes contraceptives ne sont pas encore assez fiables pratiquement et nécessitent que les couples et les individus planifient leur désir d'enfant. Elles sont contraignantes et ont des effets secondaires indésirables. Parmi les différentes méthodes, la pilule, le préservatif masculin, le stérilet et l'implant sont au centre des représentations des interviewés. Les jeunes et les adolescent(e)s constituent la catégorie d’utilisateurs qui occupe et préoccupe le plus les professionnels. Enfin, dans leurs représentations, la grande majorité d’entre eux se réfère à leur expérience personnelle et à leurs connaissances scientifiques. Malgré une volonté de neutralité dans le conseil contraceptif, les professionnels ont des représentations collectives ciblées des différentes méthodes et des utilisateurs auxquels ils s’adressent.
Mots-clefs
CIFERN, gynécologie, obstétrique, représentations de la contraception, professionnels, sages-femmes, infirmières, gynécologues, planning familial.
Mesures prospectives des facteurs de croissance et du bilan énergétique de l’enfant agressé sous ventilation mécanique (2004)
Jocelyne Depeyre, Haute école de santé de Genève
Partenaires de terrain : responsable Dr Jacques Cotting, Unité de soins intensifs de pédiatrie, CHUV, Lausanne ; Marie-Odile Ranson, nutrition clinique, CHUV, Lausanne.
Financement : DORE 101167, Unité de soins intensifs de pédiatrie & unité de nutrition clinique, CHUV, Lausanne.
L’enfant sévèrement malade présente des réponses spécifiques à l’agression, différentes de celles de l'adulte, comme nous l'avons montré au cours de notre précédente étude (DORE, FNS 01004.1/CTI 5460.1). L’agression correspond à une situation pathologique aiguë d’origine traumatique, septique ou d’autre nature entraînant une réponse métabolique caractérisée, chez l’adulte, par un hypermétabolisme c’est à dire par l’augmentation du métabolisme de base (dépense énergétique minimale pour le fonctionnement de l’organisme) et par un catabolisme azoté (perte accrue de protéine par l’organisme) qui se traduit par un bilan azoté négatif. Etonnamment, chez l’enfant agressé, l'augmentation du métabolisme de base n’a pas été constatée et le bilan azoté est moins négatif que chez l’adulte. Des publications récentes font état de résultats similaires. Cette réponse adaptative influence directement les besoins nutritionnels de l’enfant.
Au cours de l’agression métabolique, la dépense énergétique a été corrélée, chez l’adulte, à la concentration plasmatique de marqueurs de l’inflammation (cytokines, protéine C-réactive). Chez l’enfant, la dépense énergétique dépend des concentrations plasmatiques des facteurs de croissance. La première hypothèse formulée concerne les concentrations plasmatiques des marqueurs de l’inflammation qui augmenteraient moins au cours de l’agression métabolique ou pendant une période moins longue. La seconde hypothèse est que les concentrations plasmatiques des facteurs de croissance sont plus basses. Cette dernière hypothèse est directement en lien avec l’observation clinique qui montre un arrêt de la croissance staturale de l’enfant hospitalisé longtemps en unité de soins intensifs.
Cette étude, acceptée par la commission d’éthique de la recherche clinique de la faculté de médecine de Lausanne en mai 2003 avait pour but d’étudier l’évolution des concentrations plasmatiques des marqueurs de l’inflammation (IL-6, TNF-alpha et d’IL-1, CRP, fibrinogène) et des facteurs de croissance (hormones) au cours de l’agression chez l’enfant sous ventilation mécanique, sédation et analgésie.
Question de départ/hypothèses :
Partant des récentes études menées par l’unité de soins intensifs de pédiatrie du CHUV qui ont montré que la dépense énergétique de l’enfant agressé est plus basse que ce qui était empiriquement admis, il serait dès lors possible d’envisager le calcul de la dépense énergétique par les équations de prédiction comme une alternative à la mesure de la dépense énergétique par calorimétrie indirecte, qui demande des connaissances spécifiques. Quels sont les résultats de la dépense énergétique des enfants agressés en partant des équations de prédiction recensées dans la littérature par rapport au calcul par calorimétrie indirecte ?
Principaux résultats :
Le collectif étudié comprenait 7 enfants : âge moyen (années) 2.5+-2.0, poids moyen (kg) 10.6+-4.7, taille (cm) 81.3+-16.1, PRISM score 9.0+-7.5, hospitalisés pour les raisons suivantes : chirurgie élective (6), urgence de chirurgie (1). 55 mesures de dépense énergétique par calorimétrie indirecte ont été effectuées ainsi que 60 dosages d’azote urinaires permettant de calculer les bilans azotés.
Les concentrations plasmatiques de cytokine IL-6 sont maximales les 2-3 premiers jours et diminuent ensuite, celles de CRP présentent la même cinétique sauf en cas de remontée secondaire due à des complications. Le fibrinogène présente une cinétique inverse avec une augmentation plus tardive. Les concentrations plasmatiques de TNF-alpha et d’IL-1 sont indétectables dans tous les échantillons dosés.
Les valeurs de dépense énergétique sont stables et équivalentes à la dépense énergétique de repos de l’enfant du même âge en santé. Le bilan azoté est faiblement négatif.
En conclusion, contrairement à ce qui a été démontré chez l’adulte, il n’y a pas de corrélation entre les marqueurs de l’inflammation, IL-6, IL-1, TNF-alpha, CRP et fibrinogène et la dépense énergétique ou le bilan azoté, ce qui représente une réponse spécifique de l’enfant agressé, sous ventilation mécanique analgésie et sédation. Les facteurs de croissance seront dosés par la suite.
Mots-clefs :
Dépense énergétique, bilan énergétique, bilan azoté, 3-méthylhistidine, ventilation mécanique, calorimétrie indirecte, IL-6, TNF-alpha, IL-1, fibrinogène, CRP, nourrisson, soins intensifs pédiatriques.
