Comportements alimentaires, sevrage de substances psycho-actives et risque de rechute (2009-2011)
Prof. Maaike Kruseman, fil. Nutrition et Diététique, Haute école de santé, Genève
Partenaires: Prof. J.M Gaspoz, Dresse B. Broeers, Service de médecine de premier recours, HUG et Dr. Y. Kazaal, Service d’addictologie, HUG : Dr P. Gache, Service de médecine de premier recours, HUG
Financement : FNS/DORE
Contact : Maaike.Kruseman@hesge.ch
Processus de régulation de la coopération entre infirmières et médecins dans des situations de travail hospitalier
Danièle Lanza, HEdS Genève
L. Seferdjeli, FPSE et HEdS Genève
Ph. Longchamp, HEdS Genève
R. Muller, HUG
F. Terraneo, HEdS Genève
M. Berthoud, HEdS Genève
Collaborations : Haute école de Santé, Genève ; Direction des Soins infirmiers, HUG ; Fac. Psychologie et des Sciences de l’Education, UniGE (Prof. J.-P. Bronckart)
Cette recherche a pour objet l’analyse des pratiques professionnelles entre infirmières et médecins en milieu hospitalier, il s’agit de comprendre quels sont et ou se trouvent les niveaux de décision et de responsabilité, et quels sont les nouveaux enjeux de la coopération entre ces professionnels.
Pour ce faire, les chercheurs ont adopté une posture interactionniste qui permet de mettre en évidence les comportements pratiques en cours d’action. Plus précisément, ils ont eu recours au modèle de pragmatique psycho-sociale de Filliettaz, largement inspiré de Goffman, qui fournit un outil de description de l’action dans sa dimension processuelle. La démarche s’est ainsi structurée en fonction de trois notions essentielles proposées par Filliettaz:
- la notion de représentations praxéologiques qui vise les ressources typifiantes de l'agir. Plus simplement dit, il s'agit de tout ce que les acteurs ont intériorisé comme modes de faire usuels face à des situations qui se reproduisent dans leur activité.
- la notion de cadre actionnel qui vise l'action émergente. En effet, les actions concrètes (dans notre cas professionnelles) ne sont pas le pur produit de schèmes mentaux ou de règles normatives, mais sont l’objet d’une régulation en contexte.
- enfin, la notion de polyfocalisation des agents sur plusieurs actions, plusieurs finalités simultanées. Cela dessine des configurations complexes de leurs actions conjointes. Cette complexité est encore accrue du fait que qu'ils sont parfois "aspirés" hors du lieu matériel où ils agissent par quelque chose qui se passe ailleurs dans l’institution (autres régions) mais les implique et les oblige à gérer deux ou trois choses en même temps.
Nous avons effectué des observations des interactions entre infirmières et médecins dans deux services très différents des Hôpitaux Universitaires de Genève, une salle de réveil post-opératoire et une unité d’un service de médecine interne et de réadaptation. Les interactions verbales ont été enregistrées, transcrites et analysées selon les paramètres du cadre actionnel.
La notion de représentation praxéologique a été investiguée par des entretiens semi-directifs construits sur la base d’une première analyse du matériel d’observation ; en effet, l’observation seule ne permet pas de mettre en évidence ces ressources pour agir complètement intériorisées par les acteurs, donc implicites et absentes de leurs échanges verbaux lors du travail. Ces entretiens ont été menés avec les infirmières et les médecins observés.
Question de départ/hypothèses
Les résultats d’une première recherche dans la même perspective permettaient de constater que la spécialisation importante de la médecine contemporaine, et la démultiplication de ses différentes spécialités ont entraîné une différenciation accrue des services hospitaliers et par conséquent de tous les agents qui y travaillent. Ce processus implique une importante contextualisation par service des connaissances nécessaires, des nouvelles techniques, ainsi que des usages concrets que font infirmières et médecins de ces connaissances et de ces techniques face à des situations spécifiques. Les chercheurs ont donc formulé l’hypothèse d’un double processus de distanciation : une « spécialisation des spécialités », d’une part, c’est-à-dire des variations importantes du contenu de l’activité professionnelle en fonction du secteur d’exercice ; les logiques d’action des infirmières et des médecins, et par conséquent la nature de leur coopération répondraient plus aux contraintes des contextes spécifiques de soins qu’à des rôles figés et identiques dans tous les lieux de soins; un écart grandissant entre les définitions officielles de ces métiers et ce qui se passe sur le terrain, d’autre part.
Principaux résultats
De manière générale, nous avons pu mettre en évidence, à travers l'analyse des cadres actionnels, une coopération efficace entre infirmières et médecins malgré la mouvance et la rapidité des actions qu'ils ont à mener de manière conjointe et leur "polyfocalisation" constante sur plusieurs finalités. Si l’on observe une forte convergence des représentations praxéologiques entre infirmières et médecins à l’intérieur de chaque lieu, elles divergent cependant fortement d’un lieu à l’autre. Ceci renforce l'hypothèse de "spécialisation des spécialités", mais demande bien sûr à être étayé par d'autres travaux qui porteraient sur de plus nombreux services et hôpitaux.
Mots-clefs
Pratiques professionnelles, infirmier, médecin, régulation, coopération, hôpital, polyfocalisation, représentations, praxéologique, statistiques, cadre actionnel.
Etude exploratoire qualitative sur les représentations de la contraception des professionnels...
Attitudes des patients à l'égard de la douleur aiguë et de la PCA
Attitudes des patients à l'égard de la douleur aiguë et de la PCA
Anne Dupanloup, PhD, Haute école de santé - Genève
Dr Elisabeth Van Gessel, PD, Service d'Anesthésiologie, HUG
Eliane Perrin, PhD, Haute école de santé - Genève et Service d’accueil, d’urgences et de liaison psychiatrique, HUG
Patricia Dumont Service d’accueil, d’urgences et de liaison psychiatrique, HUG
Béatrice Cordonier, Haute école de santé - Genève
Isabelle Dirlewanger
Christine Biron, RU anesthésie, infirmière, Service d'Anesthésiologie, HUG
Guylaine Lozano-Chevallier, infirmière, Service d'Anesthésiologie, HUG
Annick Vinsonneau, infirmière, Service d'Anesthésiologie, HUG
Partenaires : Hôpitaux Universitaires de Genève, Christine Biron, Guylaine Lozano-Chevallier, Annick Vinsonneau; Prof. Philippe Morel, Dr Denise Vettorel-Bidaut, Service de chirurgie viscérale; Prof. Pierre Hoffmeyer, Dr Christophe Sadowsky.
Rapport final : novembre 2004
Le but principal de cette étude était de comprendre la trajectoire des patients hospitalisés en pour une intervention chirurgicale digestive ou orthopédique et plus précisément l'attitude des patients à l'égard de la douleur aiguë et d'un des moyens dont nous disposons pour la combattre : l'analgésie contrôlée par le patient, aussi appelée PCA. La PCA est une pompe préprogrammée contenant un analgésique X en administration intraveineuse, péridurale ou périneurale qui est posée, avec l'accord préalable du patient, lors de l'intervention chirurgicale. Ainsi, dès son réveil, le patient peut s'auto administrer une ou plusieurs doses d'antalgiques en pressant sur un bouton.
Deux études ont été menées ; la première était basée sur 21 interviews de patients (11 en chirurgie orthopédique, 10 en chirurgie digestive) pour comprendre la place de la douleur et l'importance à leurs yeux de la PCA avant l'intervention chirurgicale, deux jours et cinq jours après ; la deuxième était une étude quantitative, basée sur les données de 176 dossiers de patients, 60 en chirurgie orthopédique, 116 en chirurgie digestive afin de comparer les pratiques effectives des 2 services concernant la PCA.
Question de départ/hypothèses
Cette étude est née de la volonté de comprendre ce qui se passait pour les patients qui changeaient d'attitude vis-à-vis de la PCA : qui en souhaitait une avant l'intervention chirurgicale et ne l'utilisaient pas après, ou qui ne la souhaitaient pas avant et le demandaient après.
Principaux résultats
L'étude des 176 dossiers de patients a montré qu'un seul patient avait refusé la pose d'une PCA lors de l'entretien de pré hospitalisation. Sur 21 patients interviewés, 2 patients ayant accepté la PCA ne l'ont finalement pas utilisée arguant que la douleur était supportable. Contrairement à nos questions de départ, ces résultats montrent que les patients ne changent que très rarement d'avis. En revanche, cette étude a montré que des changements existaient, mais du côté des décisions médicales, surtout en chirurgie digestive. En chirurgie digestive, sur 85 patients opérés, 35 se sont vus proposer une PCA et l'ont acceptée (41%). Or 20 patients se sont réveillés sans PCA (57%). En chirurgie orthopédique, les changements de décisions étaient beaucoup plus rares. En effet, sur 50 patients opérés, 30 se sont vus proposer une PCA et l'ont acceptée (60%). Seuls 4 se sont réveillés sans PCA (13%). Ces différences d'attitudes et de pratiques médicales vis-à-vis de la PCA ont été et sont encore discutées au sein de ces départements.
Mots-clefs
Douleur, souffrance (chronique, aiguë), évaluation, analgésique, patient, PCA, ACP, opération, chirurgie digestive, chirurgie orthopédique, itinéraire thérapeutique.
Point de vue des différents acteurs (patients, entourage, soignants et travailleurs sociaux) lors...
Point de vue des différents acteurs (patients, entourage, soignants et travailleurs sociaux) lors de la décision de retour à domicile de patients âgés hospitalisés nécessitant des soins à domicile.
Institutions
Unité de recherche et d’évaluation, école de soins infirmiers et de sages-femmes Le Bon Secours; Médecine interne et réhabilitation, (CMIR), Hôpitaux Universitaires de Genève; Fédération des services d’aide et soins a domicile (FSASD), Dép. Aide et soins CASS, Genève; Institut d’Etudes sociales, Genève
Chercheurs, chercheuses
E. Perrin, D. Lanza, L. Séchaud (Bon Secours) ; Dr. A.-F. Allaz, Dr. Ch. Lüthy (HUG) ; J.-D. Henchoz (FSASD), S. Voelin (IES).
Domaines de recherche
Politique sociale, politique de la santé
Disciplines concernées
Travail social, médecine, soins infirmiers, sociologie, psychologie, sciences sociales
Description de la recherche et Objectifs
Question de recherche: Quels sont les points de vue des différents acteurs lors de la décision de retour à domicile de patients âgés nécessitant des soins avant la sortie de l'hôpital et quinze jours après un retour à domicile? Sont-ils d'accord? Si non, pourquoi? L’hypothèse centrale est que l’accord de tous les acteurs est nécessaire au succès d’une sortie de l’hôpital vers le domicile.
Objectifs: Pour les patients, leur entourage, les soignants et les travailleurs sociaux: améliorer la préparation à la sortie de l’hôpital vers les soins à domicile ; améliorer la prise en charge à domicile; renforcer les identités professionnelles des différents acteurs pour une collaboration plus efficace. Pour les écoles de la future HES Santé-Social: initier ou modifier les enseignements destinés aux infirmières (Le Bon Secours) et aux assistants sociaux (IES) relatifs à la préparation des patients à la sortie de l’hôpital et les interventions concernant les soins à domicile; améliorer les relations entre lieux d’enseignement et lieux de stages par une préparation à la pratique ad hoc
Description de la méthode
Méthode, acteurs et population interviewée: Interviews par questionnaire (questions ouvertes et fermées) comprenant une partie identique pour tous les acteurs. Acteurs intervenant à l’hôpital, ainsi que le patient et son entourage: interviewés immédiatement après la prise décision de sortie d’un patient nécessitant des soins à domicile. 15 jours plus tard, interview de tous les acteurs intervenant à domicile. Patient et entourage interviewés deux fois (à l’hôpital et à domicile). Codification et saisie informatique des données (SPSS, version 8). Utilisation du test de concordance Kappa. Acteurs: patient et entourage, défini comme la ou les personnes proches s’occupant réellement de lui quotidiennement; médecins, infirmières, aides-soignantes, physio et ergothérapeutes, travailleurs sociaux de l’hôpital; médecin traitant en ville, infirmières, aides et travailleurs sociaux (à domicile). Population interviewée : 20 patients de 65 ans et plus sortant du CMIR et nécessitant des soins à domicile. Exclus : patients de moins de 65 ans, patients ne nécessitant plus de soins (convalescents), patients transférés en EMS ou autres établissements de ce type; patients incapables de répondre à une interview (ne parlant pas le français, aphasiques, sévèrement désorientés) ou domiciliés hors de Genève. Pour chaque patient interviewé: entourage, soit 1-2 pers.; équipe soignante du CMIR et assistant social chargé du retour à domicile, soit 5-6 pers.; équipe de soins à domicile; médecin traitant et assistante sociale, soit 4 pers.; au total 14-16 personnes pour 1 patient, soit au total 340 interviews.
Financement
Par les partenaires : Le Bon Secours, le CMIR (HUG), la FSASD, l’IES.
Par le Fonds DO-RE visant la création de compétences en recherche appliquée dans les HES cantonales mis sur pied conjointement par le Fonds National Suisse de la Recherche Scientifique (FNS) et la CTI
Début et fin du projet
octobre 2001 – octobre 2002 rapport final
Prix Clinique de la Colline 2003
Personne de contact
Eliane Perrin, Le Bon Secours
Consultation du rapport final en téléchargement ou au secrétariat de l'Unité
pdf 3.2 Mo
Mesures prospectives des facteurs de croissance et du bilan énergétique de l’enfant agressé sous...
