Comportements alimentaires, sevrage de substances psycho-actives et risque de rechute (2009-2011)
Prof. Maaike Kruseman, fil. Nutrition et Diététique, Haute école de santé, Genève
Partenaires: Prof. J.M Gaspoz, Dresse B. Broeers, Service de médecine de premier recours, HUG et Dr. Y. Kazaal, Service d’addictologie, HUG : Dr P. Gache, Service de médecine de premier recours, HUG
Financement : FNS/DORE
Contact : Maaike.Kruseman@hesge.ch
Étude d’une action de prévention visant à sensibiliser un public de festivaliers aux liens entre alcool et conduite motorisée (2007-2009)
Financement : Fonds stratégique HES-SO, Réseau RECSS et partenaires
Laurence Séchaud, Professeure, Haute école de santé - Genève
Olivier Duperrex, Chargé d'enseignement suppl., Institut de Médecine Sociale et Préventive, Genève
Etude de l’opportunité de la création d’une plate-forme de recherche clinique dans les filières santé de la HES-SO (2005-2009)
Jocelyne Depeyre, Christophe Richoz, Haute école de santé - Genève
Financement : Fonds stratégique HES-SO. Projet interne
Interventions infirmières en soins psychiatriques: le travail du milieu(2008-2009)
Françoise Cinter, Haute école de santé - Genève
Anne-Claude Allin, Haute Ecole La Source, Lausanne
Financement : divers fonds privés
Vivre dans son quartier : Qualité de vie et pouvoir d’agir des personnes âgées en âge AVS (2006-2010)
Christine Maupetit, Haute école de santé, Genève, resp.
Sabine Voelin, Haute Ecole de Travail social, Genève
Partenaires : Université du 3ème âge, UAC de Champel
Financement : Fond stratégique HES-SO et fonds privés
Etude exploratoire qualitative sur les représentations de la contraception des professionnels de la santé : l’exemple des sages-femmes, des infirmières, des médecins gynécologues et des conseillères en Planning Familial (CIFERN, HUG) (2002-2003)
Eliane Perrin, Haute école de santé - Genève et Psychiatrie de Liaison, HUG
Francesco Bianchi-Demicheli. Dr, Département de Gynécologie et d'Obstétrique et Psychiatrie de Liaison, HUG
Anne Dupanloup, sociologue, Haute école de santé - Genève
Marianne Berthoud, chargée de recherche, Haute école de santé - Genève
Anne Gendre, enseignante sage-femme, Haute école de santé - Genève
Patricia Dumont,sociologue, Psychiatrie de Liaison, HUG
Regina Kulier, Dr, Département de Gynécologie et d'Obstétrique, HUG
Jocelyne Bonnet, infirmière sage-femme, spécialiste clinique en obstétrique, Direction des Soins infirmiers, HUG
Lorenza Bettoli, sage-femme et conseillère en planning, Planning Familial, HUG
Béatrice Cordonier, psychologue
Didier Chardonnens, Dr. med., PD, Département de Gynécologie et d'Obstétrique, HUG
Fabio Lorenzi-Cioldi, Prof. Dr en sociologie. Faculté de Psychologie et des Sciences de l'Education, Université de Genève.
Collaborations : HEdS Le Bon Secours, Direction des Soins infirmiers (HUG), Département de Gynécologie et d’Obstétrique (HUG), Planning Familial (CIFERN, HUG).
Recherche DORE-CTI-5793..FHS 01010.2)
Rapport final : juin 2003
Cette étude exploratoire qualitative porte sur 65 professionnels de la santé travaillant à la Maternité des Hôpitaux Universitaires de Genève: 20 médecins, 20 infirmières, 20 sages-femmes et 5 conseillères en planning familial. Ils ont accepté de répondre à une interview en profondeur d'une heure environ, anonyme et confidentielle, portant sur leurs représentations de la contraception en général, des différentes méthodes contraceptives et des utilisateurs. Ces interviews ont été dactylographiées, codées et analysées à l'aide d'un logiciel d'analyse de contenu. L'étude s'est déroulée de février 2002 à juin 2003.
Il s’agit d’une étude exploratoire qualitative. La méthode utilisée a été celle de l'interview en profondeur. Un guide d'entretien a été mis au point. La question de départ était : "J'aimerais que vous me parliez de ce que vous pensez de la contraception en général et des différentes méthodes contraceptives ?" Les réponses à cette question constituent ce que nous avons appelé la partie "spontanée" de l’interview nous donnant accès aux représentations des interviewés. Lorsque les personnes interviewées ne voyaient plus ce qu'elles pourraient encore nous dire, commençait la deuxième partie, que nous avons appelée partie "induite" de l'interview. Nous leur présentions une liste des principales méthodes contraceptives et nous leur demandions de nous parler de celles qu'ils n'avaient pas mentionnées. Enfin, s'ils n'en avaient pas parlé spontanément, nous leur demandions : "Pour vous-mêmes et pour vos proches, quelles sont les méthodes que vous considérez comme les meilleures ? Pour quelles raisons ?"
Question de départ/hypothèses
L’hypothèse centrale était que les professionnels de la santé amenés à conseiller les utilisateurs en matière de contraception ont des représentations mobilisant et leur savoir scientifique et leur savoir de sens commun, mises en œuvre quotidiennement dans leur pratique professionnelle. Ces représentations portent sur la contraception en tant que telle ; les différentes méthodes contraceptives, leurs avantages et leurs inconvénients et les utilisateurs. Elles sont différentes selon les types de formation de ces professionnels, selon qu'ils sont médecins, infirmières, sages-femmes ou conseillères en planning familial.
Principaux résultats
Les principaux résultats montrent que la grande majorité des professionnels sont favorables à la contraception mais pour des raisons très différentes : tantôt celle-ci représente une libération des femmes, tantôt un moindre mal par rapport à des grossesses ou des enfants non désirés ou à l'avortement, tantôt une protection contre le Sida et les MST. En quarante ans, d'un droit acquis dans la lutte, la contraception est devenue un devoir social. Elle engendre aussi quantité de problèmes et de questions. Les différentes méthodes contraceptives ne sont pas encore assez fiables pratiquement et nécessitent que les couples et les individus planifient leur désir d'enfant. Elles sont contraignantes et ont des effets secondaires indésirables. Parmi les différentes méthodes, la pilule, le préservatif masculin, le stérilet et l'implant sont au centre des représentations des interviewés. Les jeunes et les adolescent(e)s constituent la catégorie d’utilisateurs qui occupe et préoccupe le plus les professionnels. Enfin, dans leurs représentations, la grande majorité d’entre eux se réfère à leur expérience personnelle et à leurs connaissances scientifiques. Malgré une volonté de neutralité dans le conseil contraceptif, les professionnels ont des représentations collectives ciblées des différentes méthodes et des utilisateurs auxquels ils s’adressent.
Mots-clefs
CIFERN, gynécologie, obstétrique, représentations de la contraception, professionnels, sages-femmes, infirmières, gynécologues, planning familial.
Attitudes des patients à l'égard de la douleur aiguë et de la PCA
Anne Dupanloup, PhD, Haute école de santé - Genève
Dr Elisabeth Van Gessel, PD, Service d'Anesthésiologie, HUG
Eliane Perrin, PhD, Haute école de santé - Genève et Service d’accueil, d’urgences et de liaison psychiatrique, HUG
Patricia Dumont Service d’accueil, d’urgences et de liaison psychiatrique, HUG
Béatrice Cordonier, Haute école de santé - Genève
Isabelle Dirlewanger
Christine Biron, RU anesthésie, infirmière, Service d'Anesthésiologie, HUG
Guylaine Lozano-Chevallier, infirmière, Service d'Anesthésiologie, HUG
Annick Vinsonneau, infirmière, Service d'Anesthésiologie, HUG
Partenaires : Hôpitaux Universitaires de Genève, Christine Biron, Guylaine Lozano-Chevallier, Annick Vinsonneau; Prof. Philippe Morel, Dr Denise Vettorel-Bidaut, Service de chirurgie viscérale; Prof. Pierre Hoffmeyer, Dr Christophe Sadowsky.
Rapport final : novembre 2004
Le but principal de cette étude était de comprendre la trajectoire des patients hospitalisés en pour une intervention chirurgicale digestive ou orthopédique et plus précisément l'attitude des patients à l'égard de la douleur aiguë et d'un des moyens dont nous disposons pour la combattre : l'analgésie contrôlée par le patient, aussi appelée PCA. La PCA est une pompe préprogrammée contenant un analgésique X en administration intraveineuse, péridurale ou périneurale qui est posée, avec l'accord préalable du patient, lors de l'intervention chirurgicale. Ainsi, dès son réveil, le patient peut s'auto administrer une ou plusieurs doses d'antalgiques en pressant sur un bouton.
Deux études ont été menées ; la première était basée sur 21 interviews de patients (11 en chirurgie orthopédique, 10 en chirurgie digestive) pour comprendre la place de la douleur et l'importance à leurs yeux de la PCA avant l'intervention chirurgicale, deux jours et cinq jours après ; la deuxième était une étude quantitative, basée sur les données de 176 dossiers de patients, 60 en chirurgie orthopédique, 116 en chirurgie digestive afin de comparer les pratiques effectives des 2 services concernant la PCA.
Question de départ/hypothèses
Cette étude est née de la volonté de comprendre ce qui se passait pour les patients qui changeaient d'attitude vis-à-vis de la PCA : qui en souhaitait une avant l'intervention chirurgicale et ne l'utilisaient pas après, ou qui ne la souhaitaient pas avant et le demandaient après.
Principaux résultats
L'étude des 176 dossiers de patients a montré qu'un seul patient avait refusé la pose d'une PCA lors de l'entretien de pré hospitalisation. Sur 21 patients interviewés, 2 patients ayant accepté la PCA ne l'ont finalement pas utilisée arguant que la douleur était supportable. Contrairement à nos questions de départ, ces résultats montrent que les patients ne changent que très rarement d'avis. En revanche, cette étude a montré que des changements existaient, mais du côté des décisions médicales, surtout en chirurgie digestive. En chirurgie digestive, sur 85 patients opérés, 35 se sont vus proposer une PCA et l'ont acceptée (41%). Or 20 patients se sont réveillés sans PCA (57%). En chirurgie orthopédique, les changements de décisions étaient beaucoup plus rares. En effet, sur 50 patients opérés, 30 se sont vus proposer une PCA et l'ont acceptée (60%). Seuls 4 se sont réveillés sans PCA (13%). Ces différences d'attitudes et de pratiques médicales vis-à-vis de la PCA ont été et sont encore discutées au sein de ces départements.
Mots-clefs
Douleur, souffrance (chronique, aiguë), évaluation, analgésique, patient, PCA, ACP, opération, chirurgie digestive, chirurgie orthopédique, itinéraire thérapeutique.
