Maintien à domicile de personnes en phase palliative symptomatique : points de vue croisés des acteurs mobilisés (2007-2010)
Chef de projet : Prof. Murielle Pott, Institut Santé-Social, HES Valais
Co-requérante : Prof. Laurence Seferdjeli, Haute école de santé, Genève
Partenaires : Hôpital régional de Sion
Financement : FNS/DORE
Contact : Murielle.Pott@hesav.ch
Analyse sociologique de l’usage de médicaments psychotropes chez les jeunes. Etude exploratoire auprès des professionnels de santé mentale et des jeunes.
Philippe Longchamp, Haute école de santé - Genève
Financement : Projet interne RéSaR - Fonds stratégique HES-SO
Durée de l’étude : septembre 2008 - août 2009
Evénements stressants, soutien social et stratégies d’ajustement chez des mères primipares pendant la période post-partum (2006-2009)
Chantal Razurel, Graziella Jarabo, Haute école de santé - Genève
Nicole Andreoli, Infirmière coordinatrice, HUG
Financement : Fonds DORE/FNS 13DPD3-113603
Partenaire : Maternité de Genève
Le « tour de lit » en soins intensifs : activité de l’infirmière en situation dynamique (2006-2008)
Fabienne Terraneo, Laurence Seferdjeli, Danièle Lanza, Haute école de santé - Genève
Marc Diby, HUG
Financement : Fonds stratégique HES-SO
Processus de régulation de la coopération entre infirmières et médecins dans des situations de travail hospitalier
Danièle Lanza, HEdS Genève
L. Seferdjeli, FPSE et HEdS Genève
Ph. Longchamp, HEdS Genève
R. Muller, HUG
F. Terraneo, HEdS Genève
M. Berthoud, HEdS Genève
Collaborations : Haute école de Santé, Genève ; Direction des Soins infirmiers, HUG ; Fac. Psychologie et des Sciences de l’Education, UniGE (Prof. J.-P. Bronckart)
Cette recherche a pour objet l’analyse des pratiques professionnelles entre infirmières et médecins en milieu hospitalier, il s’agit de comprendre quels sont et ou se trouvent les niveaux de décision et de responsabilité, et quels sont les nouveaux enjeux de la coopération entre ces professionnels.
Pour ce faire, les chercheurs ont adopté une posture interactionniste qui permet de mettre en évidence les comportements pratiques en cours d’action. Plus précisément, ils ont eu recours au modèle de pragmatique psycho-sociale de Filliettaz, largement inspiré de Goffman, qui fournit un outil de description de l’action dans sa dimension processuelle. La démarche s’est ainsi structurée en fonction de trois notions essentielles proposées par Filliettaz:
- la notion de représentations praxéologiques qui vise les ressources typifiantes de l'agir. Plus simplement dit, il s'agit de tout ce que les acteurs ont intériorisé comme modes de faire usuels face à des situations qui se reproduisent dans leur activité.
- la notion de cadre actionnel qui vise l'action émergente. En effet, les actions concrètes (dans notre cas professionnelles) ne sont pas le pur produit de schèmes mentaux ou de règles normatives, mais sont l’objet d’une régulation en contexte.
- enfin, la notion de polyfocalisation des agents sur plusieurs actions, plusieurs finalités simultanées. Cela dessine des configurations complexes de leurs actions conjointes. Cette complexité est encore accrue du fait que qu'ils sont parfois "aspirés" hors du lieu matériel où ils agissent par quelque chose qui se passe ailleurs dans l’institution (autres régions) mais les implique et les oblige à gérer deux ou trois choses en même temps.
Nous avons effectué des observations des interactions entre infirmières et médecins dans deux services très différents des Hôpitaux Universitaires de Genève, une salle de réveil post-opératoire et une unité d’un service de médecine interne et de réadaptation. Les interactions verbales ont été enregistrées, transcrites et analysées selon les paramètres du cadre actionnel.
La notion de représentation praxéologique a été investiguée par des entretiens semi-directifs construits sur la base d’une première analyse du matériel d’observation ; en effet, l’observation seule ne permet pas de mettre en évidence ces ressources pour agir complètement intériorisées par les acteurs, donc implicites et absentes de leurs échanges verbaux lors du travail. Ces entretiens ont été menés avec les infirmières et les médecins observés.
Question de départ/hypothèses
Les résultats d’une première recherche dans la même perspective permettaient de constater que la spécialisation importante de la médecine contemporaine, et la démultiplication de ses différentes spécialités ont entraîné une différenciation accrue des services hospitaliers et par conséquent de tous les agents qui y travaillent. Ce processus implique une importante contextualisation par service des connaissances nécessaires, des nouvelles techniques, ainsi que des usages concrets que font infirmières et médecins de ces connaissances et de ces techniques face à des situations spécifiques. Les chercheurs ont donc formulé l’hypothèse d’un double processus de distanciation : une « spécialisation des spécialités », d’une part, c’est-à-dire des variations importantes du contenu de l’activité professionnelle en fonction du secteur d’exercice ; les logiques d’action des infirmières et des médecins, et par conséquent la nature de leur coopération répondraient plus aux contraintes des contextes spécifiques de soins qu’à des rôles figés et identiques dans tous les lieux de soins; un écart grandissant entre les définitions officielles de ces métiers et ce qui se passe sur le terrain, d’autre part.
Principaux résultats
De manière générale, nous avons pu mettre en évidence, à travers l'analyse des cadres actionnels, une coopération efficace entre infirmières et médecins malgré la mouvance et la rapidité des actions qu'ils ont à mener de manière conjointe et leur "polyfocalisation" constante sur plusieurs finalités. Si l’on observe une forte convergence des représentations praxéologiques entre infirmières et médecins à l’intérieur de chaque lieu, elles divergent cependant fortement d’un lieu à l’autre. Ceci renforce l'hypothèse de "spécialisation des spécialités", mais demande bien sûr à être étayé par d'autres travaux qui porteraient sur de plus nombreux services et hôpitaux.
Mots-clefs
Pratiques professionnelles, infirmier, médecin, régulation, coopération, hôpital, polyfocalisation, représentations, praxéologique, statistiques, cadre actionnel.
Etude exploratoire qualitative sur les représentations de la contraception des professionnels...
Etude exploratoire qualitative sur les représentations de la contraception des professionnels de la santé : l’exemple des sages-femmes, des infirmières, des médecins gynécologues et des conseillères en Planning Familial (CIFERN, HUG) (2002-2003)
Eliane Perrin, Haute école de santé - Genève et Psychiatrie de Liaison, HUG
Francesco Bianchi-Demicheli. Dr, Département de Gynécologie et d'Obstétrique et Psychiatrie de Liaison, HUG
Anne Dupanloup, sociologue, Haute école de santé - Genève
Marianne Berthoud, chargée de recherche, Haute école de santé - Genève
Anne Gendre, enseignante sage-femme, Haute école de santé - Genève
Patricia Dumont,sociologue, Psychiatrie de Liaison, HUG
Regina Kulier, Dr, Département de Gynécologie et d'Obstétrique, HUG
Jocelyne Bonnet, infirmière sage-femme, spécialiste clinique en obstétrique, Direction des Soins infirmiers, HUG
Lorenza Bettoli, sage-femme et conseillère en planning, Planning Familial, HUG
Béatrice Cordonier, psychologue
Didier Chardonnens, Dr. med., PD, Département de Gynécologie et d'Obstétrique, HUG
Fabio Lorenzi-Cioldi, Prof. Dr en sociologie. Faculté de Psychologie et des Sciences de l'Education, Université de Genève.
Collaborations : HEdS Le Bon Secours, Direction des Soins infirmiers (HUG), Département de Gynécologie et d’Obstétrique (HUG), Planning Familial (CIFERN, HUG).
Recherche DORE-CTI-5793..FHS 01010.2)
Rapport final : juin 2003
Cette étude exploratoire qualitative porte sur 65 professionnels de la santé travaillant à la Maternité des Hôpitaux Universitaires de Genève: 20 médecins, 20 infirmières, 20 sages-femmes et 5 conseillères en planning familial. Ils ont accepté de répondre à une interview en profondeur d'une heure environ, anonyme et confidentielle, portant sur leurs représentations de la contraception en général, des différentes méthodes contraceptives et des utilisateurs. Ces interviews ont été dactylographiées, codées et analysées à l'aide d'un logiciel d'analyse de contenu. L'étude s'est déroulée de février 2002 à juin 2003.
Il s’agit d’une étude exploratoire qualitative. La méthode utilisée a été celle de l'interview en profondeur. Un guide d'entretien a été mis au point. La question de départ était : "J'aimerais que vous me parliez de ce que vous pensez de la contraception en général et des différentes méthodes contraceptives ?" Les réponses à cette question constituent ce que nous avons appelé la partie "spontanée" de l’interview nous donnant accès aux représentations des interviewés. Lorsque les personnes interviewées ne voyaient plus ce qu'elles pourraient encore nous dire, commençait la deuxième partie, que nous avons appelée partie "induite" de l'interview. Nous leur présentions une liste des principales méthodes contraceptives et nous leur demandions de nous parler de celles qu'ils n'avaient pas mentionnées. Enfin, s'ils n'en avaient pas parlé spontanément, nous leur demandions : "Pour vous-mêmes et pour vos proches, quelles sont les méthodes que vous considérez comme les meilleures ? Pour quelles raisons ?"
Question de départ/hypothèses
L’hypothèse centrale était que les professionnels de la santé amenés à conseiller les utilisateurs en matière de contraception ont des représentations mobilisant et leur savoir scientifique et leur savoir de sens commun, mises en œuvre quotidiennement dans leur pratique professionnelle. Ces représentations portent sur la contraception en tant que telle ; les différentes méthodes contraceptives, leurs avantages et leurs inconvénients et les utilisateurs. Elles sont différentes selon les types de formation de ces professionnels, selon qu'ils sont médecins, infirmières, sages-femmes ou conseillères en planning familial.
Principaux résultats
Les principaux résultats montrent que la grande majorité des professionnels sont favorables à la contraception mais pour des raisons très différentes : tantôt celle-ci représente une libération des femmes, tantôt un moindre mal par rapport à des grossesses ou des enfants non désirés ou à l'avortement, tantôt une protection contre le Sida et les MST. En quarante ans, d'un droit acquis dans la lutte, la contraception est devenue un devoir social. Elle engendre aussi quantité de problèmes et de questions. Les différentes méthodes contraceptives ne sont pas encore assez fiables pratiquement et nécessitent que les couples et les individus planifient leur désir d'enfant. Elles sont contraignantes et ont des effets secondaires indésirables. Parmi les différentes méthodes, la pilule, le préservatif masculin, le stérilet et l'implant sont au centre des représentations des interviewés. Les jeunes et les adolescent(e)s constituent la catégorie d’utilisateurs qui occupe et préoccupe le plus les professionnels. Enfin, dans leurs représentations, la grande majorité d’entre eux se réfère à leur expérience personnelle et à leurs connaissances scientifiques. Malgré une volonté de neutralité dans le conseil contraceptif, les professionnels ont des représentations collectives ciblées des différentes méthodes et des utilisateurs auxquels ils s’adressent.
Mots-clefs
CIFERN, gynécologie, obstétrique, représentations de la contraception, professionnels, sages-femmes, infirmières, gynécologues, planning familial.
Attitudes des patients à l'égard de la douleur aiguë et de la PCA
Attitudes des patients à l'égard de la douleur aiguë et de la PCA
Anne Dupanloup, PhD, Haute école de santé - Genève
Dr Elisabeth Van Gessel, PD, Service d'Anesthésiologie, HUG
Eliane Perrin, PhD, Haute école de santé - Genève et Service d’accueil, d’urgences et de liaison psychiatrique, HUG
Patricia Dumont Service d’accueil, d’urgences et de liaison psychiatrique, HUG
Béatrice Cordonier, Haute école de santé - Genève
Isabelle Dirlewanger
Christine Biron, RU anesthésie, infirmière, Service d'Anesthésiologie, HUG
Guylaine Lozano-Chevallier, infirmière, Service d'Anesthésiologie, HUG
Annick Vinsonneau, infirmière, Service d'Anesthésiologie, HUG
Partenaires : Hôpitaux Universitaires de Genève, Christine Biron, Guylaine Lozano-Chevallier, Annick Vinsonneau; Prof. Philippe Morel, Dr Denise Vettorel-Bidaut, Service de chirurgie viscérale; Prof. Pierre Hoffmeyer, Dr Christophe Sadowsky.
Rapport final : novembre 2004
Le but principal de cette étude était de comprendre la trajectoire des patients hospitalisés en pour une intervention chirurgicale digestive ou orthopédique et plus précisément l'attitude des patients à l'égard de la douleur aiguë et d'un des moyens dont nous disposons pour la combattre : l'analgésie contrôlée par le patient, aussi appelée PCA. La PCA est une pompe préprogrammée contenant un analgésique X en administration intraveineuse, péridurale ou périneurale qui est posée, avec l'accord préalable du patient, lors de l'intervention chirurgicale. Ainsi, dès son réveil, le patient peut s'auto administrer une ou plusieurs doses d'antalgiques en pressant sur un bouton.
Deux études ont été menées ; la première était basée sur 21 interviews de patients (11 en chirurgie orthopédique, 10 en chirurgie digestive) pour comprendre la place de la douleur et l'importance à leurs yeux de la PCA avant l'intervention chirurgicale, deux jours et cinq jours après ; la deuxième était une étude quantitative, basée sur les données de 176 dossiers de patients, 60 en chirurgie orthopédique, 116 en chirurgie digestive afin de comparer les pratiques effectives des 2 services concernant la PCA.
Question de départ/hypothèses
Cette étude est née de la volonté de comprendre ce qui se passait pour les patients qui changeaient d'attitude vis-à-vis de la PCA : qui en souhaitait une avant l'intervention chirurgicale et ne l'utilisaient pas après, ou qui ne la souhaitaient pas avant et le demandaient après.
Principaux résultats
L'étude des 176 dossiers de patients a montré qu'un seul patient avait refusé la pose d'une PCA lors de l'entretien de pré hospitalisation. Sur 21 patients interviewés, 2 patients ayant accepté la PCA ne l'ont finalement pas utilisée arguant que la douleur était supportable. Contrairement à nos questions de départ, ces résultats montrent que les patients ne changent que très rarement d'avis. En revanche, cette étude a montré que des changements existaient, mais du côté des décisions médicales, surtout en chirurgie digestive. En chirurgie digestive, sur 85 patients opérés, 35 se sont vus proposer une PCA et l'ont acceptée (41%). Or 20 patients se sont réveillés sans PCA (57%). En chirurgie orthopédique, les changements de décisions étaient beaucoup plus rares. En effet, sur 50 patients opérés, 30 se sont vus proposer une PCA et l'ont acceptée (60%). Seuls 4 se sont réveillés sans PCA (13%). Ces différences d'attitudes et de pratiques médicales vis-à-vis de la PCA ont été et sont encore discutées au sein de ces départements.
Mots-clefs
Douleur, souffrance (chronique, aiguë), évaluation, analgésique, patient, PCA, ACP, opération, chirurgie digestive, chirurgie orthopédique, itinéraire thérapeutique.
Point de vue des différents acteurs (patients, entourage, soignants et travailleurs sociaux) lors...
Mesures prospectives des facteurs de croissance et du bilan énergétique de l’enfant agressé sous...
