Comportements alimentaires, sevrage de substances psycho-actives et risque de rechute (2009-2011)
Prof. Maaike Kruseman, fil. Nutrition et Diététique, Haute école de santé, Genève
Partenaires: Prof. J.M Gaspoz, Dresse B. Broeers, Service de médecine de premier recours, HUG et Dr. Y. Kazaal, Service d’addictologie, HUG : Dr P. Gache, Service de médecine de premier recours, HUG
Financement : FNS/DORE
Contact : Maaike.Kruseman@hesge.ch
Conditions médico-légales et obstacles à la reconnaissance des maladies professionnelles: le cas des troubles musculo-squelettiques (TMS) (2007)
Cristina Ferreira, Haute école de santé - Genève
Co-requérantes:
Danièle Lanza, Haute école de santé - Genève
Béatrice Despland, Haute Ecole Cantonale Vaudoise de la Santé
Financement: Fonds stratégique HES-SO
Collaborateur scientifique: Arnaud Frauenfelder, Département de sociologie, Université de Genève
Financement : Projet interne RéSaR - Fonds stratégique HES-SO.
Durée de l’étude : avril 2008 – août 2009
Attitudes des patients à l'égard de la douleur aiguë et de la PCA
Anne Dupanloup, PhD, Haute école de santé - Genève
Dr Elisabeth Van Gessel, PD, Service d'Anesthésiologie, HUG
Eliane Perrin, PhD, Haute école de santé - Genève et Service d’accueil, d’urgences et de liaison psychiatrique, HUG
Patricia Dumont Service d’accueil, d’urgences et de liaison psychiatrique, HUG
Béatrice Cordonier, Haute école de santé - Genève
Isabelle Dirlewanger
Christine Biron, RU anesthésie, infirmière, Service d'Anesthésiologie, HUG
Guylaine Lozano-Chevallier, infirmière, Service d'Anesthésiologie, HUG
Annick Vinsonneau, infirmière, Service d'Anesthésiologie, HUG
Partenaires : Hôpitaux Universitaires de Genève, Christine Biron, Guylaine Lozano-Chevallier, Annick Vinsonneau; Prof. Philippe Morel, Dr Denise Vettorel-Bidaut, Service de chirurgie viscérale; Prof. Pierre Hoffmeyer, Dr Christophe Sadowsky.
Rapport final : novembre 2004
Le but principal de cette étude était de comprendre la trajectoire des patients hospitalisés en pour une intervention chirurgicale digestive ou orthopédique et plus précisément l'attitude des patients à l'égard de la douleur aiguë et d'un des moyens dont nous disposons pour la combattre : l'analgésie contrôlée par le patient, aussi appelée PCA. La PCA est une pompe préprogrammée contenant un analgésique X en administration intraveineuse, péridurale ou périneurale qui est posée, avec l'accord préalable du patient, lors de l'intervention chirurgicale. Ainsi, dès son réveil, le patient peut s'auto administrer une ou plusieurs doses d'antalgiques en pressant sur un bouton.
Deux études ont été menées ; la première était basée sur 21 interviews de patients (11 en chirurgie orthopédique, 10 en chirurgie digestive) pour comprendre la place de la douleur et l'importance à leurs yeux de la PCA avant l'intervention chirurgicale, deux jours et cinq jours après ; la deuxième était une étude quantitative, basée sur les données de 176 dossiers de patients, 60 en chirurgie orthopédique, 116 en chirurgie digestive afin de comparer les pratiques effectives des 2 services concernant la PCA.
Question de départ/hypothèses
Cette étude est née de la volonté de comprendre ce qui se passait pour les patients qui changeaient d'attitude vis-à-vis de la PCA : qui en souhaitait une avant l'intervention chirurgicale et ne l'utilisaient pas après, ou qui ne la souhaitaient pas avant et le demandaient après.
Principaux résultats
L'étude des 176 dossiers de patients a montré qu'un seul patient avait refusé la pose d'une PCA lors de l'entretien de pré hospitalisation. Sur 21 patients interviewés, 2 patients ayant accepté la PCA ne l'ont finalement pas utilisée arguant que la douleur était supportable. Contrairement à nos questions de départ, ces résultats montrent que les patients ne changent que très rarement d'avis. En revanche, cette étude a montré que des changements existaient, mais du côté des décisions médicales, surtout en chirurgie digestive. En chirurgie digestive, sur 85 patients opérés, 35 se sont vus proposer une PCA et l'ont acceptée (41%). Or 20 patients se sont réveillés sans PCA (57%). En chirurgie orthopédique, les changements de décisions étaient beaucoup plus rares. En effet, sur 50 patients opérés, 30 se sont vus proposer une PCA et l'ont acceptée (60%). Seuls 4 se sont réveillés sans PCA (13%). Ces différences d'attitudes et de pratiques médicales vis-à-vis de la PCA ont été et sont encore discutées au sein de ces départements.
Mots-clefs
Douleur, souffrance (chronique, aiguë), évaluation, analgésique, patient, PCA, ACP, opération, chirurgie digestive, chirurgie orthopédique, itinéraire thérapeutique.
Point de vue des différents acteurs (patients, entourage, soignants et travailleurs sociaux) lors de la décision de retour à domicile de patients âgés hospitalisés nécessitant des soins à domicile.
Institutions
Unité de recherche et d’évaluation, école de soins infirmiers et de sages-femmes Le Bon Secours; Médecine interne et réhabilitation, (CMIR), Hôpitaux Universitaires de Genève; Fédération des services d’aide et soins a domicile (FSASD), Dép. Aide et soins CASS, Genève; Institut d’Etudes sociales, Genève
Chercheurs, chercheuses
E. Perrin, D. Lanza, L. Séchaud (Bon Secours) ; Dr. A.-F. Allaz, Dr. Ch. Lüthy (HUG) ; J.-D. Henchoz (FSASD), S. Voelin (IES).
Domaines de recherche
Politique sociale, politique de la santé
Disciplines concernées
Travail social, médecine, soins infirmiers, sociologie, psychologie, sciences sociales
Description de la recherche et Objectifs
Question de recherche: Quels sont les points de vue des différents acteurs lors de la décision de retour à domicile de patients âgés nécessitant des soins avant la sortie de l'hôpital et quinze jours après un retour à domicile? Sont-ils d'accord? Si non, pourquoi? L’hypothèse centrale est que l’accord de tous les acteurs est nécessaire au succès d’une sortie de l’hôpital vers le domicile.
Objectifs: Pour les patients, leur entourage, les soignants et les travailleurs sociaux: améliorer la préparation à la sortie de l’hôpital vers les soins à domicile ; améliorer la prise en charge à domicile; renforcer les identités professionnelles des différents acteurs pour une collaboration plus efficace. Pour les écoles de la future HES Santé-Social: initier ou modifier les enseignements destinés aux infirmières (Le Bon Secours) et aux assistants sociaux (IES) relatifs à la préparation des patients à la sortie de l’hôpital et les interventions concernant les soins à domicile; améliorer les relations entre lieux d’enseignement et lieux de stages par une préparation à la pratique ad hoc
Description de la méthode
Méthode, acteurs et population interviewée: Interviews par questionnaire (questions ouvertes et fermées) comprenant une partie identique pour tous les acteurs. Acteurs intervenant à l’hôpital, ainsi que le patient et son entourage: interviewés immédiatement après la prise décision de sortie d’un patient nécessitant des soins à domicile. 15 jours plus tard, interview de tous les acteurs intervenant à domicile. Patient et entourage interviewés deux fois (à l’hôpital et à domicile). Codification et saisie informatique des données (SPSS, version 8). Utilisation du test de concordance Kappa. Acteurs: patient et entourage, défini comme la ou les personnes proches s’occupant réellement de lui quotidiennement; médecins, infirmières, aides-soignantes, physio et ergothérapeutes, travailleurs sociaux de l’hôpital; médecin traitant en ville, infirmières, aides et travailleurs sociaux (à domicile). Population interviewée : 20 patients de 65 ans et plus sortant du CMIR et nécessitant des soins à domicile. Exclus : patients de moins de 65 ans, patients ne nécessitant plus de soins (convalescents), patients transférés en EMS ou autres établissements de ce type; patients incapables de répondre à une interview (ne parlant pas le français, aphasiques, sévèrement désorientés) ou domiciliés hors de Genève. Pour chaque patient interviewé: entourage, soit 1-2 pers.; équipe soignante du CMIR et assistant social chargé du retour à domicile, soit 5-6 pers.; équipe de soins à domicile; médecin traitant et assistante sociale, soit 4 pers.; au total 14-16 personnes pour 1 patient, soit au total 340 interviews.
Financement
Par les partenaires : Le Bon Secours, le CMIR (HUG), la FSASD, l’IES.
Par le Fonds DO-RE visant la création de compétences en recherche appliquée dans les HES cantonales mis sur pied conjointement par le Fonds National Suisse de la Recherche Scientifique (FNS) et la CTI
Début et fin du projet
octobre 2001 – octobre 2002 rapport final
Prix Clinique de la Colline 2003
Personne de contact
Eliane Perrin, Le Bon Secours
Consultation du rapport final en téléchargement ou au secrétariat de l'Unité
Mesures prospectives des facteurs de croissance et du bilan énergétique de l’enfant agressé sous ventilation mécanique (2004)
Jocelyne Depeyre, Haute école de santé de Genève
Partenaires de terrain : responsable Dr Jacques Cotting, Unité de soins intensifs de pédiatrie, CHUV, Lausanne ; Marie-Odile Ranson, nutrition clinique, CHUV, Lausanne.
Financement : DORE 101167, Unité de soins intensifs de pédiatrie & unité de nutrition clinique, CHUV, Lausanne.
L’enfant sévèrement malade présente des réponses spécifiques à l’agression, différentes de celles de l'adulte, comme nous l'avons montré au cours de notre précédente étude (DORE, FNS 01004.1/CTI 5460.1). L’agression correspond à une situation pathologique aiguë d’origine traumatique, septique ou d’autre nature entraînant une réponse métabolique caractérisée, chez l’adulte, par un hypermétabolisme c’est à dire par l’augmentation du métabolisme de base (dépense énergétique minimale pour le fonctionnement de l’organisme) et par un catabolisme azoté (perte accrue de protéine par l’organisme) qui se traduit par un bilan azoté négatif. Etonnamment, chez l’enfant agressé, l'augmentation du métabolisme de base n’a pas été constatée et le bilan azoté est moins négatif que chez l’adulte. Des publications récentes font état de résultats similaires. Cette réponse adaptative influence directement les besoins nutritionnels de l’enfant.
Au cours de l’agression métabolique, la dépense énergétique a été corrélée, chez l’adulte, à la concentration plasmatique de marqueurs de l’inflammation (cytokines, protéine C-réactive). Chez l’enfant, la dépense énergétique dépend des concentrations plasmatiques des facteurs de croissance. La première hypothèse formulée concerne les concentrations plasmatiques des marqueurs de l’inflammation qui augmenteraient moins au cours de l’agression métabolique ou pendant une période moins longue. La seconde hypothèse est que les concentrations plasmatiques des facteurs de croissance sont plus basses. Cette dernière hypothèse est directement en lien avec l’observation clinique qui montre un arrêt de la croissance staturale de l’enfant hospitalisé longtemps en unité de soins intensifs.
Cette étude, acceptée par la commission d’éthique de la recherche clinique de la faculté de médecine de Lausanne en mai 2003 avait pour but d’étudier l’évolution des concentrations plasmatiques des marqueurs de l’inflammation (IL-6, TNF-alpha et d’IL-1, CRP, fibrinogène) et des facteurs de croissance (hormones) au cours de l’agression chez l’enfant sous ventilation mécanique, sédation et analgésie.
Question de départ/hypothèses :
Partant des récentes études menées par l’unité de soins intensifs de pédiatrie du CHUV qui ont montré que la dépense énergétique de l’enfant agressé est plus basse que ce qui était empiriquement admis, il serait dès lors possible d’envisager le calcul de la dépense énergétique par les équations de prédiction comme une alternative à la mesure de la dépense énergétique par calorimétrie indirecte, qui demande des connaissances spécifiques. Quels sont les résultats de la dépense énergétique des enfants agressés en partant des équations de prédiction recensées dans la littérature par rapport au calcul par calorimétrie indirecte ?
Principaux résultats :
Le collectif étudié comprenait 7 enfants : âge moyen (années) 2.5+-2.0, poids moyen (kg) 10.6+-4.7, taille (cm) 81.3+-16.1, PRISM score 9.0+-7.5, hospitalisés pour les raisons suivantes : chirurgie élective (6), urgence de chirurgie (1). 55 mesures de dépense énergétique par calorimétrie indirecte ont été effectuées ainsi que 60 dosages d’azote urinaires permettant de calculer les bilans azotés.
Les concentrations plasmatiques de cytokine IL-6 sont maximales les 2-3 premiers jours et diminuent ensuite, celles de CRP présentent la même cinétique sauf en cas de remontée secondaire due à des complications. Le fibrinogène présente une cinétique inverse avec une augmentation plus tardive. Les concentrations plasmatiques de TNF-alpha et d’IL-1 sont indétectables dans tous les échantillons dosés.
Les valeurs de dépense énergétique sont stables et équivalentes à la dépense énergétique de repos de l’enfant du même âge en santé. Le bilan azoté est faiblement négatif.
En conclusion, contrairement à ce qui a été démontré chez l’adulte, il n’y a pas de corrélation entre les marqueurs de l’inflammation, IL-6, IL-1, TNF-alpha, CRP et fibrinogène et la dépense énergétique ou le bilan azoté, ce qui représente une réponse spécifique de l’enfant agressé, sous ventilation mécanique analgésie et sédation. Les facteurs de croissance seront dosés par la suite.
Mots-clefs :
Dépense énergétique, bilan énergétique, bilan azoté, 3-méthylhistidine, ventilation mécanique, calorimétrie indirecte, IL-6, TNF-alpha, IL-1, fibrinogène, CRP, nourrisson, soins intensifs pédiatriques.
